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Zetsuko Kiyoki [Finit]

Invité
Invité



MessageSujet: Zetsuko Kiyoki [Finit] Dim 25 Oct - 18:09





-- Prénom : Zetsuko
-- Nom : Kiyoki
-- Age : 25 ans
-- Sexe : Féminin
-- Groupe : Civil (Assiste cependant un professeur ami de ses parents dans ses recherches sur les pokémons spectres)
-- Ville d'origine : Lavanville, Kanto.
-- Nombre de badges : /
-- Premier POKEMON acquis : branette
-- Equipe POKEMON : Voir dans les prochains postes.
-- Objectif : Découvrir le monde autrement qu'à travers les livres.
-- POKEMON préféré : Elle aime à égalité chacun de ses pokémons.
-- Devise : Mieux vaut les pieds douloureux, pourvu que l'on puisse marcher où bon nous semble.
-- Personnage de dessin animé/manga utilisé pour l'avatar : Adulte : Ichihara Yuuko, xxxHOLiC de Clamp (image trouvée sur Zerochan) || Enfant : Enma Ai, Jigoku Shojo (image trouvée sur Zerochan).



Le psychologue avait lu le dossier de sa nouvelle patiente. Il n'était pas très complet, il n'y avait quelques lignes. Apparemment, c'était la fille d'une riche famille qui avait disparue, et que l'on avait retrouvée il y a peu après une dizaine d'années sans la moindre nouvelle. Une petite photo était accrochée dans le coin du dossier, montrant le visage rond d'une enfant d'une dizaine d'années. La photo avait été prise avant la disparition de la gamine, car personne n'avait encore réussi à la placer devant l'objectif d'un appareil depuis qu'on l'avait retrouvée. Un visage rond et juvénile, aux lèvres fines et aux grands yeux rouges sombres. Ses pommettes étaient encadrés d'une longue et fine chevelure d'un noir de jais, à la frange impeccablement taillée. Elle avait sans doute été une enfant adorable, mais cette image ne collait pas avec le reste du contenu du dossier. Il n'y avaient que quelques phrases récapitulatives des observations des parents sur son état mentale.

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Dossier - Zetsuko Kiyoki.



 Âge : 22 ans.

 Sexe : Féminin.

 Taille : 1m85.

 Poids : 70kg.

 Troubles diagnostiqués : Paranoïa, Claustrophoble, Crises d'angoisse.

Notes : Zetsuko Kiyoki semble avoir vécu une expérience traumatisante, même si elle refuse d'en parler. Le but est de déterminer ce qui a pu la mettre dans cet état, afin de trouver un moyen de l'aider à guérir.

Responsable désigné : Docteur Charles Cliff.


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Le docteur Cliff referma le dossier, sur lequel il venait de jeter un dernier coup d’œil, avant d'enfin pénétrer dans la salle de consultation pour découvrir de visu sa nouvelle patiente. Il fut frappé de voir à quel point elle était différente de la photo qui était épinglée à ses feuilles de papier. Après une dizaine d'années, ses traits s'étaient affinés et elle n'avait plus rien de l'enfant aux joues roses qu'elle était avant. Ses joues étaient creusées, son regard souligné de cernes. Elle semblait mal dormir. Son regard s'était terni, exprimant des émotions qui n'avaient rien à faire dans les yeux d'une aussi jeune femme. Elle était grande et élancée, ses hanches étaient fines et ses mains étaient longues, rappelant vaguement aux yeux du psychologue les serres d'un oiseau, bien que leur courbure ne soit pas aussi agressive. Sa peau était très pâle, comme si elle n'avait pas croisé les rayons du soleil depuis une éternité. En faite, tout ce qu'il retrouvait de l'enfant qu'elle avait été, c'était les longs cheveux noir corbeau qui coulaient autour d'elle, soigneusement coupés et démêlés. Ils étaient incroyablement longs, tombant sans peine jusqu'aux chevilles de la jeune femme, et ce malgré sa grande taille.

Elle était assise dans un fauteuil, ses jambes remontées devant elle, et elle enserrait ses genoux de ses bras. A ses cotés, un pokémon jouait avec ses cheveux. Petit, surtout en comparaison de la jeune Zetsuko, sa bouche était close par une fermeture éclaire et il rappelait inévitablement une vieille poupée de chiffon. Zetsuko le regardait avec un léger sourire, et ses longs doigts fins passaient derrière ses oreilles pour le gratter avec affection. Mais le docteur Cliff avait l'étrange impression que son sourire n'était pas qu'affectueux, et cette impression était encore renforcée par les ombres qui ternissaient le regard de la jeune femme. Il se racla la gorge pour signaler sa présence, et la jeune femme cessa de dorloter son pokémon en sursautant. Son sourire s'était aussitôt fané.

« Mademoiselle Kiyoki..? Je suis le docteur Cliff, le psychologue engagé par vos parents pour vous aider. »

Il lui tendit la main pour qu'elle la serre, mais elle eut un mouvement de recule, refusant de glisser ses doigts entre les siens. Il soupira. Les patients effrayés faisaient partis des plus difficiles à aborder, car ils ne se confiaient pas facilement... il posa les yeux sur le pokémon qui s'accrochait au bras de la jeune femme et fronça légèrement les sourcils. Même si ce n'étaient que des pokémons, il avait demandé à être seul avec sa patiente pour ce premier entretien, et il était contrarié.

« Votre pokémon peut-il sortir pour notre entretien ?
- Non. Je ne veux pas que Sybel ne sorte. »

Sa voix était grave et agréable à l'oreille, mais elle avait également une petite intonation un peu dérangeante qu'il ne parvenait pas à identifier. Quelque chose qui ressemblait à de l'agressivité, sans en être tout à fait. Autre détail insolite, le pokémon avait un nom plutôt féminin alors qu'il semblait de genre masculin. Il nota l'élément dans sa mémoire pour ses futures notes et s'installa dans le fauteuil qui faisait face à celui de la jeune femme. Elle ne le regardait pas directement, mais elle semblait le suivre des yeux furtivement, sans chercher à dégager son bras de l'étreinte de son Branette. Elle avait serrée les cuisses, comme si elle était tendue.

« Bien, nous allons pouvoir commencer. »

Aucune réponse. il soupira, se demandant comment aborder cette femme méfiante. Une chose était sur, elle ne se confierait pas facilement à lui. Et si elle avait effectivement vécue des expériences traumatisantes durant ses dix années de disparition, c'était parfaitement compréhensible qu'elle se méfie des étrangers...

« Vous vous habituez à vivre à nouveau avec vos parents ? »

Peut-être qu'en commençant à parler de choses et d'autres, il arriverais à l'emmener sur le terrain de ce qu'il voulait lui faire dire... Elle ne répondit pas, se contentant de secouer doucement la tête. Quelques mèches de cheveux noires lui tombèrent devant les yeux, mais elle ne chercha à les en écarter que lorsqu'elle releva les yeux vers la fenêtre close. Distraitement, il remarqua qu'elle était condamnée par des barreaux d'acier, et le mortier frais lui indiqua qu'ils avaient étés posés récemment, comme si les propriétaires des lieux n'avaient eu peur qu'elle sorte par là. il décida d'en avoir le cœur net.

« Pourquoi y a-t-il des barreaux à votre fenêtre ? »

Il s'était attendue à toutes sortes de réactions, mais certainement pas à celle-la. Elle serra les dents et les poings si fort que ses joues et ses phalanges blanchirent, arrachant violemment son bras à l'étreinte de son pokémon, qui roula sur le sol en poussant un petit cri indigné. Elle avait l'air parfaitement furieuse.

« Ils ne veulent pas que je sorte... Ils ont peur que je ne revienne pas. D'ailleurs, je ne reviendrais pas s'ils me laissaient sortir. Je veux voir ce qu'il y a dehors. Je ne veux plus que l'on m'enferme. »

Le docteur se souvint alors de ce qu'il avait lu dans le dossier. Elle était claustrophobe. Quel idée de mettre des barreaux à sa fenêtre... Mais si elle essayait de s'échapper, dans son état, il comprenait que ses parents ne s'inquiètent. Elle n'était visiblement pas en état de s'occuper d'elle-même. Mais il comprenait qu'elle en veuille à ses parents de la garder ainsi enfermée à l'intérieur. Ah, dur dilemme... Il faudrait qu'il leur en touche un mot. Il poussa un soupire, les choses n'allaient pas être simples... Une phrase l'avait fait tiquer, lorsqu'elle avait dit ne plus vouloir être enfermée. Peut-être que sa claustrophobie avait une origine, peut-être quelle avait été séquestrée, ce qui expliquait aussi qu'on ne l'ait pas retrouvée pendant dix ans..? Il voulut poser une main apaisante sur l'épaule de la jeune femme, mais elle se dégagea vivement en lui frappant le bras du plat de la main, mais cette fois-ci elle se leva carrément de son fauteuil pour aller derrière, comme si le dossier avait pu constituer un obstacle à sa fuite.

« Ne me touchez pas ! »

Le Branette se remettait sur ses pieds, un peu étourdi de s'être fait jeter à terre ainsi par sa maitresse, mais il se reprit très vite pour grimper le long de la jambe de la jeune femme pour s'accrocher à nouveau à son bras. Oubliant apparemment sa colère, Zetsuko attrapa la créature et la serra contre elle pour lui chuchoter des mots apaisants, mais le docteur ne les comprit pas. Il déplorai d'être parti sur de si mauvaises bases, mais il ne désespérait pas d'arriver à entrer dans la confiance de la jeune femme. Il se rassit dans son fauteuil avant de lui désigner celui qu'elle venait de quitter.

« Revenez vous asseoir, je vous en prie. Je ne vous ferait aucun mal... »

Elle secoua la tête, ses longs cheveux noirs chatoyant légèrement sur ses épaules.

« Non. »

Et entêtée avec ça... Haussant les épaules, il finit par la laisser rester debout derrière le fauteuil. S'il fallait ça pour la mettre en confiance, il pouvait bien la laisser rester debout... Il serra ses mains devant lui et entreprit de commencer enfin à lui poser les questions qui l'intéressait.

« Mademoiselle Kiyoki... Mon but est uniquement de vous aidez. Pourquoi vous méfier ainsi ? »

Elle resta silencieuse un moment, mais ce silence était lourd de sens pour le médecin. Si elle refusait d'en parler, cela avait certainement un rapport avec les évènements qu'elle avait vécue et dont elle ne voulait visiblement pas parler. Elle finit néanmoins par ouvrir la bouche, hésitante.

« Il ne faut pas faire confiance... Tout le monde peut me vouloir du mal. Même moi, je veux du mal aux autres. Parfois... »

Une réponse alambiquée, mais qui en révélait beaucoup sur la personnalité de la jeune femme. Visiblement, elle était bel et bien paranoïaque comme indiqué dans son dossier. Ce qui était un peu plus déroutant en revanche, c'était son affirmation de vouloir elle-même du mal à son prochain parfois. Mais vraisemblablement, elle n'était pas quelqu'un de méchant pour autant. Peut-être en voulait-elle à certaines personnes qui lui avaient fait du mal... Oui c'était tout à fait plausible.

« A qui pourriez-vous vouloir du mal ?
- ...A eux, par exemple. Mes parents... »

Si elle ne supportait pas l'enfermement, voila qui était tout à fait plausible au vue de l'état psychologique précaire de sa patiente. Il était triste pour elle, mais il gardait cependant un espoir de la guérir de son traumatisme, du moins en partie. Après tout, elle semblait ouverte à la discussion, et même plutôt honnête... Après tout, elle venait d'admettre devant lui qu'elle n'était pas spécialement bien intentionnée envers ses propres parents. Finalement, tout n'était pas si désespéré. Il voulut jeter un œil à son dossier, mais il en connaissait parfaitement le contenu et ce n'était que pure réflexe, aussi s'en abstint-il.

« Je sais que je vais vous demander quelque chose de difficile mais... J'airais besoin que vous me parliez de vous. Que vous me disiez ce qu'il vous est arriver pendant ces dix années où vous avez disparue. »

Il en avait assez de tourner autour du pot, et il avait misé sur la franchise apparente de la jeune femme pour obtenir des réponses. Visiblement, il s'était trompée. La réaction de Zetsuko fut encore plus violente que celle qu'elle avait eu lorsqu'il avait voulu poser sa main sur son épaule, mais elle faisait montre d'une autre facette de la personnalité de sa patiente. Elle se ferma totalement, pinçant les lèvres, serrant un peu plus son Branette contre elle pour dévisager le docteur de son regard le plus glaciale. Il eut même l'impression que la température avait baissée de quelques degrés.

« Sortez immédiatement. Je ne veux pas en parler. »

Sa voix était tel la banquise. Comprenant qu'il n'en tirerait rien de plus aujourd'hui, il se releva et récupéra le dossier qu'il avait posé sur la table. Il essaya de ne pas se démontrer devant la jeune femme qui, ainsi dressée de toute sa hauteur, le dépassait même de quelques centimètres, mais ce fut dure.

« Très bien. Je reviendrais la semaine prochaine, mademoiselle Kiyoki. Bonne fin de journée. »

Attendait-il un "au revoir" lorsqu'il quitta la pièce ? Pas vraiment. Il fut cependant déçu de ne pas en recevoir. Il referma la porte, laissant derrière lui sa nouvelle patiente en faisant le bilan des informations qu'il avait pu récupérer lors de cette première séance. Zetsuko était visiblement une jeune femme tourmentée, qui avait très peur de souffrir à nouveau, ce qui la conduisait à se montrer extrêmement méfiante envers les autres. Elle n'était cependant pas insensible et froide, et elle semblait faire montre d'émotions violentes qu'elle ne contrôlait pas vraiment. Elle se mettait facilement en colère, surtout lorsque l'on venait à parler de son passé. Elle ne supportait pas d'être enfermée, ou même touchée par d'autres personnes, au moins par lui. Elle avait peut-être été battue, voir pire... Il faudrait qu'il demande si elle portait des marques de coups lorsqu'on l'avait retrouvée. Elle semblait cependant pouvoir accorder sa confiance, et même son affection puisqu'elle semblait très proche de son pokémon, et finalement il fut content qu'elle ne l'ait pas fait sortir comme elle le lui avait demandé, car cela lui avait permis d'en venir à cette conclusion. Elle semblait passablement lunatique, passant d'une émotion à l'autre sans vraiment que la transition ne se fasse sentir. Elle avait également de fortes velléités d'indépendance, et elle ne voulait pas qu'on essaye de la garder chez elle comme un oiseau en cage.
Mais elle était terriblement instable... Le docteur devinait une certaine rancœur se tapissant dans son cœur, la poussant à un certain désir de revanche, comme en avait témoigné ce qu'elle avait dit sur ses parents. Qu'ils ne voulaient pas la laisser sortir, et qu'elle leur voulait du mal. Il se creusa un peu la tête, se demandant s'il n'y avait pas autre chose à tirer de ce premier entretien. Il y avait quelque chose en effet. Zetsuko voulait sortir, voir le monde. Elle n'avait pas peur de l'inconnu, elle avait juste peur qu'on lui fasse du mal. Pour elle, la menace ne devait pas venir du monde en lui-même, mais des gens qui le peuplaient. La route serait longue pour qu'elle comprenne que tous les gens n'étaient pas forcément aussi mal intentionnés qu'elle voulait bien le croire... Mais ça, c'était son travail à lui que de l'aider à surmonter ses craintes.


/!\ L'histoire qui va suivre sera peut-être choquante pour les âmes sensibles. Certains faits seront censurés, mais évoqués tout de même pour la bonne tenue de l'histoire, donc abstenez-vous de la lire si vous êtes facilement choquables. Pour ceux qui ne prendraient pas cet avertissement au sérieux, ca parle de viol.

/!\ Cette histoire est constituée d'extraits de journaux intimes, notamment de celui d'une gamine de huit ans qui n'a pas encore appris à écrire forcément le plus correctement du monde. En tant que narrateur, je mettrais quand-même un orthographe correcte, mais je préviens tout de même que le texte "originale" est pleins de fautes, histoire que vous ne trouviez pas incohérent de lire un texte correctement orthographié écrit par une gamine de 8 ans.

EXTRAIT DU PREMIER JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°1
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Aujourd'hui, j'ai huit ans ! Papa m'a offert ce journal, il a dit que je dois écrire dedans ce que je fais la journée comme ça je serais mieux en orthographe ! Il a dit aussi que ce sera rigolo quand je le lirais quand je serais grande. Et il a dit aussi que comme c'est mon journal, je dois me présenter dedans ! Alors je m'appelle Zetsuko, et mon nom de famille c'est Kiyoki. J'habite dans une maison très très grande, pas trop loin de Lavanville. Maman m'emmène souvent au marché là-bas pour se balader, mais on fait pas les courses, c'est les domestiques qui les font ! Mais quand on s'approche un peu trop de la tour pokémon, j'ai peur parce-que les gens qui vont dedans ils sont tristes. Une fois, j'ai demandé à maman pourquoi et elle m'a répondu que c'était parce-que la tour pokémon, c'était un cimetière pour les pokémons, là où on mets les pokémons qui sont morts. Et du coup, j'ai pleuré aussi parce-que j'étais triste pour eux. Mais y faut pas le dire, parce-que sinon Seena va se moquer de moi à l'école. Elle dit que les gens qui pleurent, ils sont nuls. Moi je dis pas que c'est nul, parce-que pleurer c'est normal, c'est maman qui l'a dit. Et elle a dit aussi que je devais plus parler à Seena parce-qu'elle a des idées mauvaises. Elle dit ça peut-être parce-que l'autre jour, elle a attrapé un oiseau qui était tombé de son nid pour le donner à son Miaouss... Mais les chats, ça mange les oiseaux non ?

moi j'ai hâte que maman elle m'offre mon premier pokémon. Je veux pas devenir comme les dresseurs, parce-qu'ils sont toujours sales quand ils viennent à Lavanville et qu'ils sont tout le temps obligés d'apporter leurs amis blessés au centre pokémon pour les soigner, et que moi je veux pas que mes pokémons ils soient blessés. Maman dit qu'elle m'offriras peut-être un Chacripan pour mon prochain anniversaire, ou un Chinchidou. Elle dit que un Chinchidou c'est mieux parce-que c'est plus calme qu'un Chacripan. Moi j'aimerais mon pokémon peu importe lequel c'est, tant qu'il est gentil. Mais une année toute entière, ça va être vraiment très long à attendre ! En attendant, je vais jouer avec mes autres cadeaux !

Papa dit qu'il faut écrire chaque jour dans le journal pour raconter sa journée, mais si j'écris toujours autant que ça, il va être tout plein très vite et il va m'en falloir un autre.

EXTRAIT DU PREMIER JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°2
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Aujourd'hui, c'est le premier jour des vacances d'été. J'ai joué dehors toute la journée, mais comme tous mes amis de l'école étaient partis avec leurs parents à la mer, j'étais toute seule et je me suis un peu ennuyée... Ce soir, on doit aller à la fête de quelqu'un qui habite de l'autre coté de la ville. Maman dit que ce n'est pas vraiment un ami, mais qu'il fait des fêtes très bien et qu'on doit y aller pour pouvoir dire après qu'on y étaient. Je vois pas trop l’intérêt, parce-que de toute manière j'ai aucun ami qui est encore en ville à qui je peut le dire. Maman m'a quand-même emmenée hier acheter une jolie robe, avec des fleurs dessinées dessus. Elle est confortable. Bon, je dois y aller, pour que maman ait le temps de m'habiller et de me coiffer, parce-que la robe est un peu difficile à mettre.

Vite avant d'aller dormir ! Je reviens de la tête, et je suis fatiguée, mais c'était amusant. Finalement, d'autres gens avaient amenés leurs enfants, et ils étaient tous bien habillés comme moi, mais y'a un monsieur qui a dit que c'était moi la plus gentille et il a pris un bonbon dans un saladier pour me le donner. Papa dit qu'y faut pas accepter les bonbons des inconnus, mais comme il était à la fête avec tout le monde et que maman était pas loin je me suis dit que c'était pas grave alors je l'ai pris. Les autres enfants étaient pas très gentils. Ils ont dit que j'étais une "paysanne" parce-que j'allais à l'école avec des enfants de la ville, alors que mes parents ils disent que c'est pour pas que je devienne stupide et "trop gâtée". Quand je l'ai dit aux autres enfants, ils ont rit, mais j'ai pas trop aimé leur rire alors j'ai haussé les épaules et je suis partie manger d'autres bonbons. Si aller dans une école pour les gens riches me fait devenir comme ça, alors je suis bien contente d'être dans une école normale !

EXTRAIT DU PREMIER JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°3
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L'école va bientôt reprendre. J'ai hâte que tout le monde revienne de vacances pour pouvoir leur parler de tout ce que j'ai fait. On est allés une semaine à la mer, et là-bas on à rencontré le monsieur de la fête. Maman et papa ont parlé un peu avec lui pendant que je faisais un château de sable. J'ai pas trop écouté de quoi ils parlaient, parce-que je faisais le plus beau château du monde ! Mais je l'ai déjà écrit tout ça. N'empêche que du coup, je pourrais aussi leur dire pour la fête. Et aussi que comme ça va être la rentrée, ça va bientôt être encore mon anniversaire. Et en faite, je me suis trompée, parce-que j'ai rempli que la moitié du journal. Mais comme j'écris gros, je me demande si il est pas magique ou un truc comme ça...
Comme c'est bientôt mon anniversaire, je vais dire à maman qu'elle doit m'offrir un pokémon. J'ai lu des livres sur eux, et je crois que celui que je trouve le plus mignon entre le Chacripan et le Chinchidoux, bah c'est le Chinchidoux. Je lui dirais demain !

En vrai... J'ai pas envie d'aller dormir, mais quand j'aurais finit d'écrire je devrais aller me coucher, c'est papa qui l'a dit. Mais ça me fait peur, parce-que depuis à peu près le milieu des vacances, des fois, j'ai l'impression que des gens me regardent à la fenêtre. Et quand je vais voir et que j'ouvre la fenêtre y'a personne. Alors peut-être que j'invente tout dans ma tête. Papa le dit, parce-qu'il a surveillée ma fenêtre une nuit pour voir, et il m'a dit qu'il avait vu personne. Mais cette fois-ci, j'avais pas l'impression qu'on me regardait alors c'est normal.

Bon, je vais dormir.

---Après quelques pages encore noircies d'écriture, le journal est totalement vide.---

EXTRAIT D'UN ARTICLE DE PRESSE N°1
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DISPARITION D'UNE ENFANT A LAVANVILLE

La petite Zetsuko Kiyoki, qui allait atteindre les 9 ans, à disparu cette nuit dans les circonstances les plus mystérieuses. D'après ses parents, affligés, elle aurait été se coucher comme d'habitude après 20h30. Au matin, elle n'était tout simplement plus dans sa chambre. La fenêtre ouverte pourrait suggérer une fuite ou un enlèvement, mais aucune trace de lute n'a été repérée sur les lieux. D'après ses amis interrogés par la police locale, elle n'avait aucun motif de souhaiter s'enfuir, d'autant que son anniversaire approchait à grands pas et qu'il était prévu que ses parents lui offrent à cette occasion son premier pokémon. Son père déclare néanmoins aux autorités : « Elle disait depuis quelques temps se sentir observée le soir, cela la dérangeait pour dormir... Par acquis de conscience, j'avais surveillée sa fenêtre une nuit, mais je n'avais rien vu de particulier alors j'ai cru qu'elle était angoissée à cause des pokémons spectres qui rôdent dans les parages, avec la tour pokémon... J'aurais peut-être dû faire plus attention à ce qu'elle nous disait. » Après quoi, il a fondu en larmes devant notre journaliste désolé. Nous en appelons à la population pour aider les forces de l'ordre à retrouver la petite disparue. Une jeune fille aux cheveux noirs de jais et aux grands yeux rouges. Si vous la voyez, merci d’appeler notre journal au 08300.


FEUILLE VOLANTE N°1
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J'ai pleuré toute la journée. Je ne comprend pas ce qui se passe. Des gens habillés en noir sont rentrés dans ma chambre il y a quelques nuits, ils avaient tous de grands "R" sur leurs tee-shirts. Ils m'ont mis une main sur la bouche et ils m'ont attachée comme un saucisson pour me faire sortir par la fenêtre, et je me suis fait mal au poignet en essayant de m'échapper. Un des hommes m'a mis un tissu qui sentait bizarre devant le nez, et après j'ai oublié... Je me suis réveillée, j'étais déjà ici. Dans une chambre où y'a pas de fenêtre. Par contre, il y a pleins de coffres à jouets. Au début, j'ai cru que papa et maman me faisaient une blague, et puis j'ai essayé de sortir de la chambre mais j'ai pas pu. Y'a une porte qui va dans une salle de bain, mais qui a pas de fenêtre non plus. Des fois, un petit placard coulisse et je vois de la nourriture dedans, mais j'ai essayé je peux pas l'ouvrir toute seule. Il y a aussi des livres dans une étagère, et un bureau avec du papier, des stylos et des crayons, mais j'ai pas envie de lire, de dessiner ou de jouer. J'ai envie de rentrer chez moi. J'ai vu personne depuis que je me suis réveillée dans cette pièce la première fois, et je me sent seule.

J'ai frappé contre la porte, mais personne a répondu, comme si j'étais toute seule. Mais c'est pas possible, parce-que la nourriture arrive toujours du placard. Peut-être que c'est un placard magique qui fait de la nourriture toute seule ? Ou alors quelqu'un la mets dedans pendant que je dors ? Ça je pense pas, parce-que des fois la nourriture apparaît dedans alors que je suis réveillée. Si ça se trouve, je suis morte et ça, c'est ce qu'il y a après la mort... Si ça se trouve, le tissu qui sentait bizarre, bah en faite il était plein de poison ! Enfin ça m'étonnerais quand-même, je le saurais si j'étais morte non ?

FEUILLE VOLANTE N°2
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< Le papier à été froissé, puis défroissé plusieurs fois avant d'être mis sur une pile de dessins et de feuilles volantes couvertes de texte, pour finir plié et glissé dans la couverture d'un journal >

J'ai mal au ventre. Très, très mal au ventre. C'est lui qui m'a fait ça, le monsieur de la fête qui m'avais donné un bonbon. Il est rentré dans la chambre, et au début j'ai cru qu'il allait m'en faire sortir parce-que c'était un amis de mes parents, mais il a refermé la porte derrière lui et il m'a regardé avec un air effrayant. Du coup je me suis méfiée et j'ai reculé, mais il a approché et il avait un grand sourire aux lèvres, comme maman quand elle s’apprête à manger une meringue. Sauf que sur lui, c'était effrayant, parce-que c'était moi qu'il regardait comme si j'étais une meringue. Il a dit bonjour, j'ai dit bonjour aussi, et puis il a enlevé son pantalon...

FEUILLE VOLANTE N°3
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Il reviens tous les jours, et j'ai de moins en moins mal au ventre, mais c'est dégouttant et j'ai envie de vomir...
J'essaye de pas y penser, mais c'est difficile. Ça me fait du bien de l'écrire, parce-que c'est comme si j'avais une oreille attentive pour écouter ce que je dis. Lui il parle parfois avec moi, mais c'est pas pareille... Je le déteste... Je lui ai quand-même demandé de me rapporter un journal, parce-que j'ai besoin d'écrire. Avant, je le faisais parce-que Papa me l'avais dit, mais maintenant c'est parce-que sinon je garde tout dans moi et j'explose...
J'essaye de me changer les idées en lisant, parce-que les jouets c'est pas amusant quand on est tout seul. C'est long à lire un livre, mais ça m'occupe bien. J'en ai un sur la couture en ce moment, et j'ai envie d'essayer de coudre des choses parce-que les filles font des jolies poupées sur les images. Mais j'ai pas envie de lui demander encore de m'apporter des choses. Je le déteste, j'ai envie qu'il se fasse manger par un Leviator.
C'est demain mon anniversaire, et je n'aurais pas de Chinchidoux... J'espère que Maman le gardera pour quand je sortirais d'ici...

EXTRAIT DU SECOND JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°1
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Il m'a amené un journal. Il est beige, avec une fleur dessus. La fleur était blanche, mais je l'ai coloriée en noir. Parce-que le blanc c'est trop joyeux, alors que moi je le suis pas du tout. J'aime pas m'habituer à ce qu'il me fait, parce-que c'est dégouttant, mais au bout d'un moment... Ça ne fait plus mal du tout. Mais je déteste ça quand-même. Je pleure à chaque fois, mais il s'en fiche, il dit que c'est joli et que mes yeux brillent comme ça. J'ai envie de le frapper.

J'ai finit mon livre sur la couture, alors je vais en lire un autre pour essayer de pas pleurer. J'en ai trouvé un sur la météo, alors je vais voir...

Je n'entend pas le vent derrière le mur, et tout est tout le temps pareille. Comme j'ai pas de fenêtre, je ne vois pas le soleil dehors et je ne sais pas quel heure il est sans regarder l’horloge. Là, elle dit qu'il est 10h, mais je ne sais même plus si c'est du matin ou du soir.

EXTRAIT DU SECOND JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°2
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J'ai l'impression que je grandit. Ça fait combien de temps que je suis enfermée dans cette chambre ? Je n'en ai plus la moindre idée... Je ne comptes plus les jours depuis longtemps. J'ai finit tous les livres de la bibliothèque, alors je vais lui en demander d'autres... Je vais aussi lui demander du matériel pour la couture, j'ai envie d'essayer de décorer un peu cette pièce. Si je ne peut pas en sortir, je veux au moins qu'elle soit confortable et à mon goût.
Mes amies d'école me manquent. Je me demande ce qu'elles font, hors de ces murs... Elles doivent continuer à jouer, à éduquer leurs pokémons, à avoir une vie normale comme celle de quelques personnages de romans que j'ai lu... Je lui demanderais de me rapporter des romans aussi. Je veux voir comment c'est, dehors... parce-que je m'en souviens de moins en moins bien. Pourquoi ils ne viennent pas me chercher ? Papa et maman... Je me demande s'ils pensent à moi eux-aussi. Si ça se trouve, ils s'en fichent de me retrouver, sinon ils l'auraient déjà fait non..? Je ne sais pas... Et il refuse de me parler d'eux.

J'ai saigné aujourd'hui. Dans un livre sur la biologie, j'ai lu que ça s’appelait les "règles". Apparemment, ça sert pour avoir des bébés, mais on les as entre dix et douze ans. Ça fait donc au moins un an que je suis là... Je comprend pourquoi c'est aussi long. En tout cas, ça fait mal au ventre, mais c'est pas pareille que quand il m'a fait... ce qu'il m'a fait la première fois. J'espère que ça passera vite, parce-que lui il s'en fiche.

EXTRAIT DU QUATRIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°1
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Aujourd'hui est pour moi l'occasion de commencer ce nouveau journal. Je ne sais plus si j'ai vraiment écrit chaque jour, mais je suis au moins certaine d'avoir écrit à chacune de mes périodes de veille. Le temps ne passe pas de la même manière ici, loin de la lumière du soleil. Je ne me fie pas vraiment non plus aux heures affichées sur mon horloge, elles ne me permettent pas de mesurer avec précision le temps que j'ai passé ici. Je sais en revanche qu'il peut se compter en années. Quand je regarde les deux précédents journaux qu'il m'a apportés, je me demande à quoi ça sert de raconter ainsi ma vie sur ces pages que je suis de toute manière la seule à lire. pour peu, en tout cas, que je repose réellement les yeux a l'intérieur, ce que je n'ose pas faire encore. Trop de mauvais souvenirs sont entreposés dans ces pages. J'ai néanmoins récupérées les premières feuilles volantes que j'avais écrites pour les glisser dans la couverture du premier journal. C'est à cette occasion que je me suis rendue compte que j'avais pleuré lorsque je les avaient écrites, parce-qu'il y a quelques tâches d'encre là où mes larmes sont tombées.

A force qu'il m'apporte des livres, les étagères en sont couvertes. Il y en a des grandes piles par terre, et je les aient presque tous lus. Et lorsque je ne lis pas, je m'efforce de coudre, de dessiner, ou alors j'écris moi-même, que ce soit dans ce journal ou sur des feuilles volantes ou des cahiers. Je fais des exercices aussi, seule dans ma chambre. Je ne connais plus que cette pièce et la salle de bain attenante, je n'ai rien vu d'autre depuis des années maintenant. Les vêtements que je portais à lorsque je suis arrivée ici me vont trop petits, et il n'a pas daigné m'en apporter des neufs alors je les aient cousus moi-même à l'aide du tissu qu'il à accepté de m'offrir pour m'occuper, et la pièce s'orne à présent autant des livres que je lis que de mes créations, que ce soit en couture ou en dessin. Le temps est affreusement long, ici bas...

Je ne sais pas vraiment quand a opéré la transition, mais maintenant je crois que cela me fait plaisir quand il viens me voir. Il ne parle pas beaucoup, mais au moins j'entend une voix qui n'est pas la mienne et cela me rappelle que je ne suis pas absolument seule au monde. Je trouve même un certain réconfort dans ce qu'il me fait, même si j'ai l'impression de me trahir moi-même à chaque fois. Quand il repart, je reste prostrée pendant plusieurs heures le temps de me calmer, d'accepter ce que j'ai pu ressentir avant de reprendre le cours de mon existence morose.

Je perd mon temps...

EXTRAIT DU QUATRIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°2
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Je suis inquiète. Cela fait trop longtemps que je n'ai pas saigné. Je m'en rend bien compte, même si j'ai perdu la notion du temps. D'après ce que je sais, cela veut dire que je suis enceinte. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire..? Certainement pas grand chose. Je n'ai pas envie de le perdre. Un bébé... Je ne l'aime pas, mais ce sera quelqu'un de vivant, qui parle, quelqu'un d'autre que lui. Je vais lui coudre une poupée, comme ça il auras quelque chose qui viendras de moi... Je ne l'abandonnerais pas. Je ne l'aimerais pas, mais je m'occuperais de lui, parce-que mes parents ne se sont pas occupés de moi. Je ne veut pas qu'il vive comme moi.

Je ne le lui dirais pas. Sinon, il va me le prendre. Il finiras par s'en rendre compte, mais alors il ne pourras rien y faire sans risquer de me tuer, et il n'en a pas envie. Sinon il ne prendrais pas soin de moi comme il le fait. Il me battra certainement pour lui avoir caché ma grossesse, mais je m'en fiche complètement. Je ne veux plus être seule...

EXTRAIT DU QUATRIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°3
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Je le savais. Il m'a battu. Il à été très violent, plus que d'habitude, au point que j'ai eu mal au ventre comme ça ne m'était pas arrivé depuis les première fois. Mais j'ai gagné. Une petite victoire dans ma vie. Ça mets du baume au cœur. Je l'ai gardé, ses coups n'ont pas réussi à m'en débarrasser. Pour la première fois depuis des années, j'ai pu le regarder avec défi et fierté. C'est exaltant. Malgré la douleur, j'ai enfin pu me sentir bien.

J'ai terminée la poupée. Elle est de la taille d'un nouveau-né, mais elle sera très bien pour mon enfant à naître. Elle lui fera un doudou tout à fait correcte. J'ai commencé à lui confectionner des vêtements aussi. J'ai déjà réfléchit à un prénom. Si c'est un garçon, je l'appellerais Suìn, et si c'est une fille ce sera Sybel. J'espère que ce sera un garçon, comme ça il n'auras aucune chance de vivre comme moi j'ai vécu. Je ne suis pas sur que je ne l'aimerais pas finalement... Il m'a permis d'avoir ma première victoire après tout, et avec un peu de chance il sera gentil, pas comme l'homme qui l'a mis dans mon ventre. Je lui dirais de faire attention à ne pas accepter les bonbons des inconnus. Ils sont mauvais. Ils laissent un goût salé dans la bouche.

EXTRAIT DU QUATRIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°4
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J'ai eu mal pendant des heures, seule, pour rien. Personne ne m'a aidé pour la mise au monde, car il est le seul à venir me voir et il voulait certainement que personne d'autre ne vienne. J'étais épuisée, j'ai souffert, mais je n'ai pu la garder que quelques jours avant qu'il ne vienne me voir et ne se rende compte que je n'étais plus seule dans la pièce. Mon enfant était une fille, alors je l'ai appelée Sybel et je lui ai remise sa poupée. Mais lors qu'il l'a vue, il l'a prise et il l'a emmenée loin de moi. Il ne m'a rien fait. Je l'ai regardé sortir, et j'ai passée un moment prostrée sur mon lit, tremblante d'épuisement, tant morale que physique, avant de me traîner à mon bureau pour écrire. J'ai besoin de coucher ma déception sur le papier...

Je vais mettre toutes les affaires de Sybel dans un coin, et je n'y toucherais plus. A chaque fois que je pose les yeux sur les vêtements que je lui aient fabriqués ou sur sa poupée, je sent les larmes me monter aux yeux. Je ne les détruirais pas. Je les cacherais, sous mon lit par exemple, il n'y regarde jamais. Ainsi, j'aurais quand-même proche de moi ce qu'il reste de ma petite victoire...

Un jour, j'arriverais à sortir d'ici. Je ne veux pas rester enfermée pour toujours...

EXTRAIT DU QUATRIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°5
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Il me regarde, tout le temps. Je le vois dépasser de sous le lit, parfois, tendant une patte hors du fouillis que j'y ai dissimulé. Heureusement, il reste calme lors qu'il est dans la pièce, et il ne l'a pas encore vu. Tout à l'heure, je suis allé le chercher sous le lit, et j'ai vu que c'était la poupée que j'avais cousue pour Sybel. Elle bougeait, et elle avait changée, mais je la reconnaissait confusément. Elle était toute noire, et sa bouche était une fermeture éclaire, mais ses yeux étaient les plus expressifs du monde. Il était triste, comme moi. Alors je l'ai serré contre moi, et je me suis rendue compte qu'il était tout chaud. Tout ce qu'il me restait de Sybel, de cette enfant que je n'avais pas eu le temps de voir grandir.

Quel folle j'ai été de me bercer d'illusions... Il ne me laissera pas la moindre miette de bonheur, jamais. La seule manière dont je puisse en obtenir un peu, c'est en sortant d'ici. Je n'en pet plus d'être enfermée. J'ai besoin de voir l'extérieur, j'en deviens dingue... Voila que je parle à des peluches... Je suis vraiment aussi désespérée ? Cela ne m'étonnerais pas... Après tout, je ne compte plus les années que j'ai passés sans voir autre chose que cette pièce éternellement semblable à ce qu'elle a toujours été. Le temps n'est qu'une notion absolument abstraite. Je vais détruire cette foutue horloge qui ne me sert à rien...

EXTRAIT DU CINQUIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°1
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Sybel reste toujours caché lors qu'il viens me voir. Il l'a compris, je lui dis et il m'écoute. Il est gentil avec moi, et il me réconforte autant que je ne le réconforte d'avoir perdu son légitime propriétaire. Nous sommes deux consciences perdues, éternellement enfermées dans un environnement absolument immuable. Il viens toujours me voir, mais moins souvent ces derniers temps. J'ai le temps de noircir plus de pages de mon journal entre chacune de ses visites, et j'ai l'impression d'être abandonnée. Heureusement qu'il y a Sybel... Je lui ai dit que je l'aimais, et c'est vrai. Il me soulage un peu de ma solitude.

J'ai cassée l'horloge. Je l'ai envoyée sur le sol et je l'ai démontée soigneusement pour tordre irrémédiablement chacun de ses composants, et j'ai fait un petit tas dans un coin de la pièce. Si j'avais eu une hache, j'aurais aussi détruit les parties en bois, mais je n'en avais pas alors je me suis contentée de les démonter pour les entasser avec le reste. Le temps n'a jamais existé ici, alors ce n'est pas la peine de faire semblant.

---Ceci est la dernière entrée du cinquième journal, à peine entamé.---

EXTRAIT D'UN ARTICLE DE PRESSE N°2
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LA PETITE KIYOKI RETROUVÉE

Après plus de douze années de disparition et un abandon totale des recherches, faute de pistes, la fille de la famille Kiyoki à été retrouvée la semaine dernière dans les environs de Jadielle. La police ne l'a pas immédiatement reconnue comme la petite fille disparue, sans doute que les années qu'elle à prise l'ont énormément changée, sans parler de sa pâleur extrême, comme si elle n'avait pas vu le jour depuis très longtemps. Aucune information ne nous a été communiquée pour l'instant sur l'endroit où elle avait disparue, mais une chose est sur : ses parents étaient heureux et soulagés de la voir ramenée chez eux entre deux agents des forces de l'ordre. Nos journalistes n'ont pas encore pu prendre de photos de la demoiselle, ses parents ont tout de même accepté de témoigner pour notre journal : « Nous sommes heureux, ma femme et moi, du retour de notre fille à la maison. Je ne sais pas encore en quoi les années passées l'ont affectée, mais elle n'en est pas ressortie indemne... Nous ne tarderons pas à faire appel à un psychologue pour la soigner. » En effet, la jeune femme aurait tenté de se débattre et d'échapper aux policiers qui se sont pourtant montrés avenant avec elle, et ils ont dû lui passer les menottes pour la ramener à ses parents.


EXTRAIT DU SIXIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°1
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Sybel est resté avec moi. J'ai aussi emportés mes journaux, parce-qu'ils étaient le récit de ma vie. Mais je ne les leurs montreraient pas. Ils sont trop... Personnels. S'ils les lisaient, ils seraient encore plus sur-protecteurs avec moi. Alors j'ai décidé d'en commencer un nouveau, comme je n'avais pas les quatre autres avec moi. D'après eux, j'ai disparu pendant douze ans. Ça fait beaucoup d'années... Suffisamment pour me retrouver. Mais ils n'y ont pas mis l'énergie nécessaire, apparemment. J'ai réussi à m'en aller parce-que le feu à pris dans sa maison. J'ai entendu des sons de cavalcade sur ma chambre, alors que je n'y avais jamais entendu aucun son. Quelqu'un a ouvert la porte, et Sybel s'est accroché à mon bras. C'était une personne que je n'avais jamais vu, une femme. Elle m'a dit de sortir, mais je suis restée figée pendant un moment. Je n'en croyais pas mes oreilles, ni mes yeux. En réalité, j'étais morte de peur. Je suis sortie quand-même au bout de plusieurs minutes parce-que Sybel tirait sur ma manche et me montrait la fumée, épaisse et noire, qui commençait à rentrer dans la pièce. J'ai quand-même pris mes journaux, et nous sommes sortis. Dans la confusion, je crois que personne ne nous a vu.

C'est une fois dehors que je me suis rendue compte que je ne savais absolument pas quoi faire. J'ai marché pendant un moment, mais je me fatiguais rapidement. J'avais beau faire régulièrement des exercices dans ma chambre, cela faisait longtemps que je n'avais pas été vraiment dehors. Je n'avais pas de chaussures, et le sol m'a très rapidement fait mal aux pieds. Mais je m'en fichais, parce-que j'étais libre. Tout me paraissait bizarre. Le vent, le soleil qui se levait et se couchait, les sons des animaux et des pokémons dans la nature. A plusieurs reprises, je sursautai au simple chant d'un oiseau. J'avais oublié à quoi ça pouvait bien ressembler. Finalement, je suis arrivée à une ville proche de mon lieux de détention, et j'ai lu "Jadielle" sur le panneau. Je n'étais plus à Lavanville... Et en même temps, cela n'aurait pas dû me surprendre. Il y avait des gens, beaucoup trop de gens. J'ai paniqué, et je me suis cachée dans un recoin de la ville avec tant de précipitation que certains ont dû me croire folle. C'est peut-être pour ça que quelqu'un à appelé la police. Quoi qu'il en soit, ils ont finit par m'identifier comme la fillette qui avait disparu douze ans plus tôt, et ils m'ont ramenés chez mes parents.

Mais je ne voulais pas y aller. Ils ne m'avaient pas retrouvée. Je les déteste. Ils m'ont obligée à vivre pendant des années avec lui, et à subir les choses qu'il me faisait. Ils m'ont laissé avoir un enfant, et le perdre. J'ai essayé de m'en aller, mais ils ne voulaient pas me laisser partir et ils m'ont passées les menottes. Et maintenant, je suis dans un autre type de prison. La propre maison de mes parents. Ils ont mis des barreaux à la fenêtre, et je passe de longues heures à regarder dehors. Je veux sortir... Je veux sortir...

EXTRAIT DU SIXIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°2
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Je vois plus de gens. Maman est venue me voir, elle a essayé de parler avec moi, de savoir ce qui m'était arrivé. Je ne veux pas lui répondre. Je ne veux pas qu'elle sache. Ces années de ma vie n'appartiennent qu'à moi. Elle a posé des questions sur Sybel aussi. Sur pourquoi il avait un nom de fille. J'ai haussée les épaules, et j'ai aussi refusée de lui répondre.

Elle a fait venir un psychologue aussi, monsieur Cliff. Il a voulu me poser des questions lui aussi. Pourquoi tout le monde veut absolument savoir ce qui s'est passé..? Laissez-moi donc tranquilles... Le psychologue m'a fait peur lorsqu'il a essayé de me toucher. Dans un éclair, je me suis souvenue de tout ce qu'il m'avait fait, et je me suis sentie glacée à l'idée que ça puisse recommencer. Plus jamais. Quand il a finit par partir, je me suis mise à pleurer, et j'ai serré Sybel contre moi. Il m'a rendue mon étreinte, et nous nous sommes à nouveau mutuellement consolés.

EXTRAIT DU SIXIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°3
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Le psychologue viens toutes les semaines, malgré que je ne veuille pas le voir. Je le lui ai dit. Je veux simplement qu'on retire ces barreaux de ma fenêtre et qu'on me laisse sortir. Je ne sais pas si j'ai vraiment été entendue, mais ma mère est venue me voir tout à l'heure avec une pokéball pour moi. Elle contenait un Tarsal. Elle m'a dit que ce pokémon devrait grandir avec mon amour et qu'une fois évolué, il me protégerait contre toutes les menaces qui pouvaient peser sur moi. J'ai fait sortir le Tarsal de sa ball, je me suis assise et je l'ai regardé jouer avec Sybel pendant un moment. Peut-être que mes parents ne sont pas si mauvais que cela, après tout... Ou alors ils essayent de gagner ma confiance. Mais ce pokémon est encore un bébé, et je ne veux pas qu'il soit mêlé à tout ça. Je m'en occuperais. C'est une fille, mais je vais l’appeler Suìn quand-même, même si c'était le nom que j'avais prévu pour mon enfant s'il devait être un garçon. Ce nom à eu l'air de lui plaire... Quand je le lui ai dit, elle a émit quelques trilles joyeuses. Je penses qu'elle s'entendras bien avec Sybel.

Peu de temps après, une femme est venue me voir. Elle avait à peu près le même âge que moi. J'ai eu du mal à la reconnaître, mais quand elle m'a dit son nom je me suis souvenue. Seena était flanquée d'un Persian, et elle me l'a présenté comme son Miaouss qui avait évolué. Elle a voulu discuter un peu avec moi, elle m'a beaucoup parlé de ce qui lui était arrivé à elle pendant les années de ma disparition... Et quand elle a voulu en savoir plus sur moi, je ne lui ai dit qu'une chose. Qu'elle avait raison. Que pleurer, c'était nul et ça ne servait à rien. Après ça je ne l'ai plus regardé et j'ai simplement attendue qu'elle s'en aille. Sybel à recommencé à jouer avec mes cheveux, et Suìn à commencé à faire pareille, sans doute pour faire pareille que son aîné. Seena à réessayé d'engager la conversation, mais elle n'a été confrontée qu'à mon mutisme alors elle a laissé tomber et elle est sortie.

EXTRAIT DU SIXIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°4
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Je veux sortir. Je veux sortir. Je veux sortir. Je veux sortir. Je veux sortir. Je veux sortir. Je veux sortir. Je veux sortir. Je veux sortir. Je veux sortir. Je veux sortir. LAISSEZ-MOI SORTIR !

EXTRAIT DU SIXIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°5
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Ils ont finit par céder. Ils m'ont trouvée ce matin alors que je n'avais pas dormi de la nuit. Ma fenêtre était ouverte, et je me tenais aux barreaux. J'essayais vraiment de les retirer... Je crois que ce n'est qu'à ce moment qu'ils ont pleinement réalisé à quel point ils me faisaient du mal. Ils ont retirés les barreaux, et m'ont enfin autorisée à sortir. Seulement ils ne voulaient pas me laisser seule, alors papa m'a accompagné. J'ai voulu aller à la Tour pokémon. Quand j'étais petite, elle me faisais peur. A présent, elle exerce sur moi une sorte de fascination morbide. Les gens qui y vont sont malheureux. Quelque part, ils me ressemblent... Un peu...

Comme je n'ai pas voulu rentrer, il a dû me tirer jusqu'à chez nous. J'ai vraiment paniqué. Il avait une main large, qu'il serrait autour de mon poignet pour pas que je ne lui échappe, et cela a à nouveau éveillé en moi de très mauvais souvenirs. Sybel et Suìn ont eu conscience de ma détresse, et ils ont essayé de le faire lâcher prise, mais il a envoyé ses propres pokémons pour retenir mes enfants. J'ai finit par m'épuiser et il m'a ramenée de force. Je déteste cette maison. Je déteste mon père.

EXTRAIT DU SIXIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°6
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Je retourne un peu chaque jour à la tour pokémon. Je ne suis jamais seule, il y a toujours avec moi ma mère, mon père ou encore monsieur Cliff une fois par semaine, qui en profite pour essayer de me parler. Mais je suis toujours aussi réticente à lui répondre. Il finiras bien par se décourager... Je n'aime pas qu'il essaye de me rappeler mes souvenirs douloureux. Ils ne sont même pas si anciens que ça... Je le déteste lui aussi.

Lorsque je me rend à la Tour Pokémon, j'ai de plus en plus souvent l'impression qu'on m'observe. Cette sensation m'a fait peur pendant un moment, et puis j'ai décidé que je ne me laisserai pas avoir une seconde fois et j'ai cherché l'origine de cette sensation. J'ai finit par trouver un petit pokémon coiffé d'un crâne, il tenait un os à la main et il pleurait. il me regardait, puis il a jeté un œil à Sybel et à Suìn. Il avait l'air affreusement triste, et il attendait quelque chose de moi. Je n'ai pas supporté de le voir comme ça et je l'ai pris dans mes bras ou il s'est blottis en pleurant de plus belle. Il s'est agrippé à mes vêtements, si bien que je n'ai pas pu le lâcher lorsque Monsieur Cliff m'a ramenée chez moi. Je crois qu'il m'a adoptée... Je vais devoir lui trouver un nom à lui aussi.

EXTRAIT DU SIXIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°7
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l'Osselaait semble un peu moins triste depuis que je l'ai ramené de la Tour Pokémon. Je ne lui ai pas encore trouvé de prénom, mais je cherche... En attendant, il joue avec Sybel et Suìn. Je passe de longues heures à les regarder faire connaissance tous les trois, et j'ai l'impression d'avoir ma petite famille à moi. Ça fait du bien... Je l'ai eu finalement, ma victoire. Trois fois. Chacun de ces pokémons est un peu comme mon bébé.

J'ai aussi découvert le tabac aujourd'hui. Ça a un goût âcre, mais ça détend. Du coup, j'ai été au marché pour me procurer une pipe. Ma mère m'accompagnait, sans doute pour essayer de me rappeler le bon vieux temps autant que pour m'empêcher de m'enfuir, mais ce sont encore des choses trop lointaines pour moi. J'ai trouvée une pipe joliment ouvragée, au long manche de bois très fin, gravée de petits dragons. Mes parents n'approuvent pas vraiment, mais c'est le cadet de mes soucis. ils ne me laissent pas sortir, alors je ne vois pas pourquoi je les écouteraient...

Pour l'Osselait, je crois que je vais l'appeler Sad. Je trouve que ce nom lui va bien. Peut-être un peu court, mais quand je cherchais un prénom pour lui à haute voix, c'est celui-ci qui l'a fait réagir et il est venu se rouler en boule sur mes genoux. Privé de leur nouveau compagnon de jeu, Sybel et Suìn sont revenus jouer avec mes cheveux. Ça chatouille le crâne, j'aime bien...

EXTRAIT DU SIXIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°8
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J'en peut plus. J'ai vraiment besoin de pouvoir sortir sans qu'on me colle... S'il vous plait, laissez-moi tranquille...

EXTRAIT D'UN ARTICLE DE PRESSE N°3
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LE DRAME S'ABAT ENCORE UNE FOIS SUR LA FAMILLE KIYOKI

C'est le Docteur Cliff, psychologue de son état, qui trouve ce matin Monsieur et Madame Kiyoki morts dans leur lit. La domesticité ne s'était rendu compte de rien et vaquait à ses occupations. Le docteur dit avoir cherché les deux propriétaires pour « les entretenir de la disparition de leur fille ». En effet, le docteur était chargé de la réhabilitation de la jeune fille, retrouvée il y à un an après douze années de disparition. Le docteur semble inquiet de la jeune femme, mais également effrayé. Interrogé à ce sujet, il dit être tenu au secret professionnel sur ses entretiens avec sa patiente, mais il espère que les forces de l'ordre trouveront rapidement la disparue. Cependant, il semblerait qu'elle soit partie de son propre gré, puis qu'aucun de ses pokémons n'est resté à la villa familiale et que ses possessions personnelles, notamment sa pipe et ses journaux, dont le docteur Cliff nous a signalé l'existence, ont disparus avec elle.
En l'état actuelle des choses, la police soupçonne un meurtre par empoisonnement, mais les analyses sont encore en cours et aucune preuve n'a pu être avancée pour l'instant. La principale suspecte serait la fille des deux victimes, qui ne pouvait plus supporter la rétention dont elle faisait l'objet. Affaire à suivre.


EXTRAIT DU SEPTIÈME JOURNAL DE ZETSUKO KIYOKI N°1
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Cela fait longtemps que je n'ai pas pu poser la plume sur un journal... Il y a tellement à raconter. Pas uniquement des choses plaisantes. Je suis partie de chez moi ce soir-là, décidée à ne plus jamais y remettre les pieds. Ils avaient oubliés de verrouiller ma fenêtre pour la nuit, et j'ai voulu en profiter pour m'en aller. mon opération à réussi au delà de toutes mes espérances. J'ai malheureusement été rattrapée par les forces de l'ordre quelques jours plus tard. Il faut que j'apprenne à faire preuve de discrétion... Ils ont saisit mes journaux, et ils m'ont enfermée dans une cellule froide et humide. De toutes mes prisons, celle-ci fut sans doute la plus inconfortable. Ils enfermèrent mes pokémons dans une cellule non loin de la mienne, mais séparée de moi par deux rangées de barreaux. J'ai vu le chef de la brigade lire le contenu de mes journaux à la lumière d'une lampe. Tous les détails de ma vie consignés dans ces pages n'avaient à présent plus aucun secret pour personne, et j'avais l'impression d'un nouveau viol infligé à mon intimité. Et tout ça pour quoi..?

Ils m'ont dit que j'étais en "garde à vue", jusqu'à-ce qu'ils élucident le meurtre de mes parents. Je ne savais même pas qu'ils étaient décédés. Apparemment, ils sont mort la nuit ou je décidai de m'enfuir, ce qui a contribué à leurs faire croire que j'en étais responsable. Ils ont soupçonné un meurtre par poison, mais ils n'en ont retrouvée nul trace dans leur organisme. Finalement, au bout de plusieurs semaines de recherche, ils ont trouvé un Ectoplasma dans la maison. Le spectre se serait accroché à l'ombre d'un de mes parents alors qu'il m'accompagnait à la Tour Pokémon et les auraient vidés de leur force vitale durant leur sommeil. Je ne peux pas dire que cela me touche beaucoup... Je ne supportais pas la manière dont ils me traitaient, et je ne comptes plus le nombre de fois où j'ai souhaité les voir morts de manière à pouvoir enfin être libre. Quelqu'un s'en était simplement chargé à ma place.

Quelqu'un vint me voir alors que j'étais en prison. Un homme, un professeur, du nom de Ghéral. Il avait envoyé une missive à mes parents leur annonçant sa venue, et ils étaient morts peu après lui avoir répondu par l'affirmative. Le professeur souhaitait étudier les pokémons spectres à la Tour Pokémon. J'étais encore soupçonnée à ce moment-là, mais il ne semblait pas croire à ma culpabilité. Quand je suis enfin sortie de prison, il m'a proposé de travailler pour lui. Je crois bien que c'est la première fois que quelqu'un n'essaye pas de m'emprisonner contre ma volonté... Il m'a expliqué qu'il était débordé de travail, et qu'il était un spécialiste des pokémons Spectres. C'était ainsi qu'il avait rencontrés mes parents : Il était venu à Lavanville et mon père avait été le seul à accepter de l'héberger le temps de ses recherches. Il ne souhaitait pas que je travaille pour lui comme un réel apprenti, mais simplement que je lui fasse part de ce que je découvrais sur les pokémons spectres, étant donné notamment que je m'étais attachée à un Branette. J'ai regardé Sybel, et je me suis dit que je ne voyais rien de plus que mon enfant en lui, mais je me suis abstenue de toute réflexion. Ce qu'il me proposait me permettait de voyager, une aventure qui exerçait sur moi un attrait presque physique. De plus, héritant de la fortune de mes parents, j'étais à l'abri financièrement parlant, et le professeur Ghéral proposait en sus de rémunérer chacune des informations que je pourrais lui fournir. Un marché plus qu'intéressant, que j'acceptai donc.

Suìn à évolué peu de temps après ma sortie de prison. Elle est devenue une magnifique Kirlia, et elle s'est prise d'un gout immodéré pour les pirouettes et la danse. Elle fait rire Sybel et Sad. J'en suis heureuse pour eux.

Je me suis achetée ce journal dans une échoppe de Lavanville, et là je suis encore chez mes parents. Je déteste cette maison. Je pense que je vais la vendre. Mais en attendant, je peux y préparer les affaires nécessaires à mes tribulations, alors j'en profite, même si chaque pas volontaire que je fais entre ces murs m'insupporte. Bientôt je m'en irais. Définitivement. Rien ne m'auras fait plus de bien de toute ma vie.



Dernière édition par Zetsuko Kiyoki le Ven 6 Nov - 18:03, édité 28 fois
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Laure Dexila
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MessageSujet: Re: Zetsuko Kiyoki [Finit] Dim 25 Oct - 18:12

Lavanville... "Vous savez ce qu'est la solitude"... Fille un peu creepy...

Je sais pas pourquoi, j'ai l'impression que ce personnage va être ADORABLE !
Bon, plus sérieusement, Bienvenue sur le forum ^^ Hâte de lire le reste de ta fiche ^^

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Soul Kanuda
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MessageSujet: Re: Zetsuko Kiyoki [Finit] Dim 25 Oct - 18:51

Bienvenue à toi o/ (en retard TuT) et bon jeu par ici

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MessageSujet: Re: Zetsuko Kiyoki [Finit] Dim 25 Oct - 18:52

Merci beaucoup ^^
Je m'occuperais bientôt de compléter ma fiche =) Et oui, ce sera un perso un peu creepy '-'
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MessageSujet: Re: Zetsuko Kiyoki [Finit] Jeu 5 Nov - 11:38

(Ma présentation dépassant la longueur autorisée des messages, je me vois contrainte de faire un nouveau poste pour détailler mon équipe pokémon. Veuillez m'excusez de la gêne occasionnée.)


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Pokémons :



Sybel, Branette, ♂.
Caractère :Sybel est un pokémon profondément attaché à sa maîtresse, qu'il considère comme sa mère. Elle le traite colle s'il était son fils. Il est d'un caractère vif, et il aime s'amuser, même s'il garde en lui une certaine tristesse pour l'enfant qui n'a jamais eu l'occasion de faire de lui sa poupée. Il est souvent celui qui entraîne les autres dans ses facéties et il se comporte comme un leader, comme un grand frère, envers les autres pokémons de Zetsuko. Il aime tresser les cheveux de cette dernière.
Talent : Insomnia.
Compétences : Dépit, Feu Follet, Châtiment, Malédiction.

Suìn, Kirlia, ♀.
Caractère :Suìn est une Kirlia qui a à cœur de protéger les personnes qui lui sont chères. Elle se montre très empathique avec son entourage et elle souhaite préserver ses amis autant physiquement que moralement. Elle considère Sybel comme son grand frère, puisque Zetsuko à élevé ses pokémons comme s'ils étaient ses enfants. Elle aime jouer autant que Sybel, même si elle est peut-être moins brusque dans ses jeux, plus tranquille.
Talent : Calque.
Compétences : Choc mental, Vibra Soin, Téléport, Hypnose.

Sad, Osselait, ♂.
Caractère :Sad est un pokémon profondément mélancolique. Il se laisse parfois entraîner par Sybel et Suìn dans leurs jeux, mais il préfère généralement la compagnie de Zetsuko, auprès de qui il aime se faire consoler lorsqu'il repense à sa mère morte. Il trouve en elle comme une deuxième maman, et il ne se sent bien qu'en sa présence, qui l'aide à se défaire de sa tristesse. Il est timide, même si la compagnie de ses deux amis l'aide à s'ouvrir au monde qui l'entoure et à se détacher de la perte de sa mère.
Talent : Tête de roc.
Compétences : Massd'Os, Osmerang, Charge-Os, Coup d'Boule


---------------------------------------------------------


J'en profite pour signaler la fin de ma fiche '^'


Dernière édition par Zetsuko Kiyoki le Ven 6 Nov - 16:09, édité 1 fois
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Laure Dexila
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MessageSujet: Re: Zetsuko Kiyoki [Finit] Ven 6 Nov - 5:55

Alors... C'est une très bonne fiche. Une longue fiche. Une trop longue fiche.
La critique que je vais donner, il faut l'avouer, est quelque peu injuste, car il faut bien comprendre que j'ai beaucoup aimé cette fiche. Cependant, je dois avouer qu'à mes yeux, elle est typiquement TROP longue. On s'y perd, et le message n'arrive pas toujours à venir jusqu'à nous de manière clair et limpide. La fiche doit être quelque chose de synthétique : Non qu'on refuse une fiche bien écrite -surtout aussi bien écrite que celle-là-, mais comme j'ai dis, le message à tendance à se perdre, et la fiche semble plus au service d'une preuve que tu es une excellente role-playeuse, qu'au service de ton personnage, qui pâtit -a mes yeux-, de ses choix littéraire.

Bon, je n'évoquerai pas les choix de l'histoire, qui opte clairement pour... Bah, voilà quoi, si ce sont des choix que personnellement je n'approuve pas, ils sont cohérent.

Bref, une excellente fiche, dont je ne peux m'empêcher comme un gros relou de faire des remarques. Je ne m'occupe pas des civils, mais sache que tu as mon feu vert pour le RP ! Encore une fois, bienvenue !

.:-------------------------:.


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MessageSujet: Re: Zetsuko Kiyoki [Finit] Ven 6 Nov - 7:25

C'est vrai que j'ai un peu exagéré la longueur de la fiche, mais j'ai tendance à me laisser emporter lorsque j'écris, et c'est la deuxième fois sur les quelques dernières semaines que je fais des textes plus longs que ce que j'avais prévu à la base ^^'
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MessageSujet: Re: Zetsuko Kiyoki [Finit] Ven 6 Nov - 15:05

Alors, je dois dire que c'est une histoire originale, effectivement assez choquante dans son thème. Mais en même temps, ya bien des guerres et des morts violentes sur le forum, qui n'est pas aussi enfantin que l'univers pokemon, alors pourquoi pas. C'est en tout cas très bien écrit, et sous la forme de journal intime et d'articles de presse, j'aime beaucoup cette présentation ^^ J'aurais juste deux questions sur l'histoire :
Spoiler:
 

Sinon, l'équipe est bonne mais je trouve les attaques un poil trop puissantes. Remplace peut-être Psycho de Kirlia et Vengeance d'Osselait. ^^

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Merci à Chikara pour le vava et à Soul pour la signa ! =)
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MessageSujet: Re: Zetsuko Kiyoki [Finit] Ven 6 Nov - 16:01

Pour répondre à tes questions sur l'histoire :

Spoiler:
 

Je vais de ce pas zyeuter pour remplacer les techniques d'Osselait et de Kirlia que tu veux me voir remplacer ^^
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Alice Taylor


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MessageSujet: Re: Zetsuko Kiyoki [Finit] Ven 6 Nov - 16:13

Validé, bon jeu!

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MessageSujet: Re: Zetsuko Kiyoki [Finit]

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Zetsuko Kiyoki [Finit]

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