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Moonlight Fantasy

Salem Grant


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Date d'inscription : 21/05/2016
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MessageSujet: Moonlight Fantasy Mar 15 Nov - 17:21


Dans la splendeur d’un couchant valsait de bien étranges créatures. Là au rivage battu par des flots qui ne vivaient la houle, teintés d’orangé, venant à éclabousser qui osait les aborder. Mais ces malicieuses entités ne redoutaient ni la fraicheur, ni la vigueur de l’onde, qui s’élançait à leurs chairs, nues et tendres. La plus exquise culminait bien haut, un véritable colosse pour ses comparses endiablés. Il y en avait une pour sillonner les cieux et venir harceler la géante, en triturant sa chevelure soyeuse et douce qui ballottait dans le vent. Elle semblait à l’horizon comme possédée, et se trémoussait comme si l’ivresse l’enjouait en bonne maîtresse, à se déhancher sans logique pour l’invisible. Possible amant éloigné d’elle. A vrai dire, la donzelle ne faisait-là que s’esquiver aux assauts insolites d’une bête ailée et violacée. Il lui incombait également d’enjouait la démence attisée par la mélodie proférée sous les vagues. La minuscule créature n’était guère plus perceptible que l’autre volatile. Lui battait de l’aile et achevait son ballet sournois en venant se percher sur son épaule.

Ses vocalises semblaient pourtant bien audibles, berçant la plage et les âmes qui chaviraient à l’image de l’onde échouée au rivage. Le phénomène se voulait redoublé par une voix toute aussi pure et limpide, fraichement évadée à l’enfance dirait-on. Là elle ne manquait pas de laisser courir ses prunelles saisissantes à l’égard des braves qui arpentaient l’étendue sauvage. Elle leur connaissait cette fierté d’insulaire, qui de part et autre de la péninsule savait ravir les voyageurs. Elle-même était conquise par l’attrait de ce paysage fabuleux, si bien qu’elle pensait y demeurer plus d’une journée. Certes il lui incombait de s’en retourner à cette cité fort éloignée, égarée dans les montagnes, toute aussi isolée que ce lopin de terre qui l’envoûtait. Mais elle avait coutume d’offrir quelques instants de répit après de féroces batailles, ou tout du moins faire voyager ses compagnons tout en profitant de ces paysages sublimes et revigorants. Et qui irait la blâmer de prendre congé de son arène où défilaient de trop fougueux prétendants, tout aussi avide de gloire qu’à l’idée de la voir ? Pas les siens.

En ces lieux reculés elle oubliait ses tracas et angoisses quotidiennes et s’abandonnait aux bienfaits du grand air frais. La brise marine, si douce et malicieuse venait lécher ses chairs exquises qu’elle exposait peu. Là où nulle autre n’aurait voilé un corps de rêve, la pudique donzelle au teint un brin pâle, préférait masquer ses courbes et n’en dévoiler guère plus que d’ordinaire. Exception faite de se petits pieds, nus. La jeune fille dégageait un tel air d’innocence, d’insouciance. Elle semblait si frêle, si fragile. Une poupée élégante et gracile. Sa génitrice lui trouvait hélas une carrure trop fine et maigre. Sans doute la pauvre enfant craignait-elle de s’enlaidir après un copieux festin. Mais elle ne s’infligeait nul régime drastique ou prohibant la moindre douceur. Elle ne présentait dont jamais de carence, bien qu’elle soit encline à s’évanouir sous la cuisante morsure de l’astre diurne, ou même s’effondrer de fatigue. Voilà dont l’explication faisant d’elle une jouvence toujours coiffée de cette mâchoire de tissu lui avalant à demi la figure. Il ajoutait à sa superbe et l’embellissait du reste.

Elle lui rendait grâce trop souvent en murmure, rituel touchant qu’elle tenait d’une aînée du reste. Elle adorait ce ravissant accessoire, faisant toute la fantaisie de sa panoplie. Et il n’allait jamais l’enlaidir. A vrai dire, la douce pénombre qu’il projetait sur son joli minois, ne faisait qu’accentuer la fragrance de mystère s’en dégageant. Ainsi ses traits délicats séduisaient-ils qui l’admirait. Salem avait ceci-dit d’étrange de ne se soucier que d’autrui. Elle se ménageait, parfois, mais n’y songeait guère plus qu’autre chose. Son esprit vaquait à tant obligations, que la championne en oubliait bien souvent sa personne. La belle mauve était ainsi faite, trop altruiste. Elle éprouvait une certaine frayeur à l’idée qu’un grand coquin soulève un modeste tissu cendré. Car s’il pouvait bien dévoiler quelques courbes alléchantes, plus que ces jolies cuisses déjà si appétissantes quoique peu dodues. Mais malgré son complexe, elle n’enviait rien à son aînée aussi séduisante et attrayante demeurait-elle. Blair incarnait l’exotisme et l’excentrisme le plus aguicheur et raffiné, tandis que sa cadette restait très simple.

Et sous ce ciel rougeoyant figurait sa clique, là couchée au sable fin. De bien belles bêtes composaient sa garde idyllique. Un colosse orangé aux traits grossiers mais douillets, semblant adorable. Un autre d’un gabarit plus modeste, d’un subtile mariage d’émeraude de couleurs ternes, somnolait contre l’épaisse bedaine de sa comparse. Ce duo insolite trainait dans le fond, leur dresseuse leur faisant dos. Et il y avait entre l’humaine et ces animaux un écart propice au passage des grands gaillards foulant la plage. La sorcière ne manquait pas de saluer ces forçats de l’effort physique intenses. Bien qu’elle dénigrait absolument la splendeur taillée dans la sueur, qui rendait à ses grands athlètes quelques lauriers dont raffolaient ces dames. La jeune Grant  n’était de ces jouvencelles pouvant s’éprendre d’un bellâtre si bien bâti, qui exhibait sans vergogne ses gravures sensuelles. Elle leur préférait bien plus l’image d’un charmant jeune homme, guère plus fougueux et fringuant que ces messieurs. Mais elle fabulait trop à l’égard d’un prince venu des contes. Si bien qu’elle pensait ne jamais le dénicher.

Tandis qu’elle s’adonnait à ces rêveries, venant à égarer son pur esprit, la donzelle ne saisissait de suite le silence qui imposait son règne. Une douceur savoureuse et mystérieuse, seule déchirée par la molle virulence dont faisait preuve la marée sans écume. Celle-ci manquait d’engloutir un titan couché-là, au bord du rivage, et dont le corps d’un furtif azur se confondait dans l’océan. Quand bien même ses écailles gargantuesques reluisaient un brin, comme teintées de rouge. La charmeuse de dragons n’admirait ni la fée endormie, qu’elle soulevait de terre avant de l’enlacer avec tendresse et allégresse, ni le serpentaire couché en croissant de lune devant elle. Sa contemplation se portait à l’horizon, là où se mourrait l’astre diurne. L’instant pourtant fugace, lui semblait éternité, comme suspendu dans le temps. Et elle n’avait d’yeux que pour lui, cet instant de merveille qu’elle adulait en murmure. Le phénomène s’accaparait son entière attention, elle en oubliait la montée des eaux. Elle avait d’étrange d’être si vive d’esprit d’ordinaire, et ici si rêveuse qu’elle ne songeait pas au danger.


Spoiler:
 

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Moonlight Fantasy

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